Un cours magistral qui enchaîne les idées sans respirer, un TD où la discussion part dans plusieurs directions, un cours de biologie couvert de schémas à retenir : ces trois séances n'appellent pas la même façon de prendre des notes. Quelques méthodes éprouvées suffisent, chacune taillée pour un contexte précis. Voici lesquelles utiliser, et quand.
La méthode Cornell : pour les cours magistraux denses
La méthode Cornell a été mise au point dans les années 1950 par Walter Pauk, professeur à l'université Cornell, et détaillée dans son ouvrage How to Study in College (voir le Cornell Learning Strategies Center). Le principe : diviser la page en deux colonnes inégales. La plus large accueille les notes prises pendant le cours. La plus étroite, à gauche, reste vide sur le moment et se remplit après coup, avec des mots-clés, des questions ou des repères qui serviront de déclencheurs de mémoire. Un bandeau en bas de page résume l'essentiel en quelques phrases.
Cette structure convient bien à un cours magistral qui déroule beaucoup de contenu sans temps mort : elle sépare la capture de l'information de sa reformulation, qui se fait au calme après la séance. Pour réviser, on cache la colonne de droite et on teste sa mémoire à partir des repères de gauche, avant de revenir au texte complet en cas de doute.
La prise de notes linéaire : pour suivre un raisonnement pas à pas
La prise de notes linéaire est la plus intuitive des trois : on note les idées les unes après les autres, dans l'ordre où elles arrivent, organisées par titres, sous-titres ou numérotation simple. Pas de grille à préparer à l'avance, pas de mise en page particulière, on écrit dans l'ordre du cours ou de la discussion, comme le décrit le guide de méthodes de l'université de Newcastle.
C'est la méthode la plus adaptée à un TD ou un séminaire interactif, où les échanges peuvent partir dans plusieurs directions et où il faut rester assez souple pour suivre le fil sans perdre le début. Elle garde aussi la trace de la construction d'un raisonnement, utile pour un cours de droit ou de philosophie où l'enchaînement des arguments compte autant que la conclusion. Sa limite : sans retravail après coup, elle reste un texte plat, pas toujours facile à réviser tel quel.
Le sketchnoting : pour les matières visuelles
Le sketchnoting mélange écriture manuscrite, dessins simples, lettrage et éléments visuels comme des flèches ou des cadres. Le terme a été popularisé par le designer Mike Rohde, qui explique la méthode sur rohdesign.com. Pas besoin de savoir dessiner : l'idée est de capter les grandes idées, pas de tout transcrire mot à mot.
Cette contrainte d'espace change la façon d'écouter. Impossible de tout noter, il faut choisir ce qui compte et le représenter simplement, ce qui pousse à comprendre sur le moment plutôt qu'à copier en pilote automatique. C'est la méthode qui tire le meilleur parti d'une matière très visuelle : anatomie, chimie, architecture, un cours qui s'appuie sur des schémas, des étapes ou des relations entre éléments plutôt que sur un texte qui se lit du début à la fin.
Quelle méthode pour quel cours
Rien n'empêche de mélanger les approches. Beaucoup d'étudiants prennent des notes linéaires pendant le cours, puis reconstruisent une colonne de rappel façon Cornell le soir en les relisant. L'essentiel est de choisir en fonction de ce qui se passe dans la salle, pas de s'enfermer dans une seule méthode.
| Type de cours | Méthode conseillée | Pourquoi |
|---|---|---|
| Cours magistral dense | Cornell | Sépare la capture de la révision, colonne de rappel prête à l'emploi |
| TD ou séminaire interactif | Prise de notes linéaire | Suit le fil d'une discussion qui part dans plusieurs directions |
| Matière visuelle (schémas, procédés) | Sketchnoting | Représente des relations et des étapes mieux qu'un texte continu |
Structurer ses notes en Markdown, quelle que soit la méthode
Peu importe la méthode choisie sur le papier, la mise au propre gagne à suivre une structure claire. Dans l'éditeur de notes de Flots, un titre par partie du cours reconstitue le plan en un coup d'œil, une liste à puces regroupe les points clés d'une colonne Cornell ou d'un bloc de sketchnote, et le gras fait ressortir une définition à retenir. Cette mise en forme se fait au clavier, en Markdown, ou d'un clic depuis la barre d'outils.
Pour le détail complet de l'éditeur et l'export en PDF ou Word, direction le guide Prendre des notes dans Flots.
Extraction de tâches : transformer une note de cours en action
Une note de cours contient presque toujours une ou deux actions cachées dans le texte : « à revoir avant le partiel », « redemander un exemple au prof », « refaire les exercices du chapitre 4 ». Repérées à la volée, elles se noient facilement dans le reste des notes.
Flots les détecte directement dans la note et les transforme en tâches, sans recopier à la main. Elles restent reliées à la note d'origine : en cas de doute sur le contexte, un clic suffit pour retrouver le passage du cours qui les a fait naître. Le détail de cette extraction, ainsi que le reste de la mise à jour de l'éditeur, est couvert dans Notes en Markdown : export PDF, Word et extraction de tâches.
La meilleure méthode reste celle qu'on tient vraiment jusqu'à la fin du semestre. Choisissez-la selon le cours, mettez-la au propre en quelques minutes, et laissez les tâches de révision se ranger toutes seules.
Notez le cours, laissez Flots repérer ce qu'il reste à faire.
Structurez vos notes en Markdown et retrouvez vos tâches de révision extraites automatiquement, reliées à la note d'origine.


